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Etudiant en 1e année au Centre de Formation des Journalistes, Paris

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Football - Stade Rennais

Ces anciens qui ont su se construire un avenir

Ils sont trois anciens pros du Stade Rennais à s'être reconvertis dans l'immobilier à Rennes.

    Philippe Brinquin, vaillant latéral du Stade, enflamma le côté droit de la pelouse rennaise de 1997 à 2000. Patrick Delamontagne, l'artiste, termina sa carrière Route de Lorient entre 1988 et 1991 après avoir distribué des caviars à la pelle de Laval à Monaco en passant par Marseille. Cyril L'Helgouach défenseur central, écoeura bon nombre d'attaquants entre 1990 et 1995. Aujourd'hui retraités sportifs, ils ont trouvé une nouvelle voie.

    « Quand j'ai fini en 2003, je savais où j'allais. Je voulais que mon parcours professionnel surpasse ma carrière sportive. Cette dernière ne prend de la valeur que si on enchaîne derrière », confie Philippe Brinquin. « J'étais saturé par les déplacements, les avions, les hôtels... », explique Patrick Delamontagne. « J'ai passé mes diplômes d'entraîneur mais en même temps, je voulais me poser », renchérit Cyril L'Helgouach.

    C'est finalement dans l'immobilier que nos trois amis vont prospérer. Le pionnier fut Patrick Delamontagne, pris dans une histoire de voisinage. « J'ai rencontré Jean Blot en 1994. On vient du même village, La Bouëxière, club de mes débuts. À l'époque, il recrutait, j'ai commencé et ça m'a tout de suite plu ».

    À travers les listes et réunions UNFP (où la Ligue professionnelle recense les chômeurs du football) ou les matchs entre anciens, Patrick Delamontagne a ensuite conjugué football et immobilier. « La firme a lancé une politique de développement et j'ai pensé aux camarades du foot. Je les ai emmenés sur le terrain et ils ont pu rencontrer M. Blot ». C'est ainsi que Cyril L'Helgouach est entré dans la danse en 2001 : « Patrick m'a dit : viens donc voir ce que je fais. Et j'ai accroché ! ». Pour Philippe Brinquin, la découverte du métier relève de l'anecdote : « En 2004, je voulais vendre ma maison rennaise. Et c'est Patrick qui s'en est chargé ! C'est là qu'on a sérieusement discuté d'un avenir d'agent immobilier ».

Du terrain aux terrains

    Aujourd'hui, ils ont définitivement troqué shorts et maillots pour le costume. Sans regrets pour la « Gouache », passé du marquage du grand Roberto Cabanas à celui du prix des maisons de Saint-Grégoire. « Le métier de footballeur, c'est avant tout une passion. Je savais qu'un jour, il faudrait aller travailler, et je n'ai pas eu peur d'arrêter à 29 ans. Et puis l'immobilier, c'est comme le football, quand les résultats sont là, tout va ». La « Brinque » abonde dans ce sens : « Je n'ai pas eu du mal à faire une croix sur ma carrière. J'ai commencé en PH, puis la DH, la D3, la D2,... à chaque fois, je me disais, c'est le maximum ! J'ai fini sur des matchs de Coupe d'Europe avec le club écossais de Livingston, je suis rentré dans le Celtic Park un 26 décembre devant 62 000 personnes contre Glasgow... J'ai vraiment assouvi mes désirs de ballon rond. » Les matchs, l'adrénaline et la ferveur, tout cela manque quand même un peu à Patrick Delamontagne : « Ah les sensations quand tu entres sur le terrain, en forme, que tu sais que tu vas créer et que tu demandes le ballon... »

    Le football n'a pourtant pas complètement disparu de leur nouvelle existence. Au contraire, il est un atout majeur dans leur univers où le relationnel prime : « Les gens aiment parler tactique et avoir l'avis d'un pro », avoue l'ancien n° 10. « Les clients me reconnaissent. Le contact est facile. On sort du champ de la relation commerciale. Mais je pratique le devoir de réserve, je n'aime pas les discours de vieux guerriers », sourit la Gouache. « C'est amusant comme les gens sont intrigués, ils aiment connaître les petites péripéties des footballeurs », ajoute « La Brinque », responsable de programmes de collectifs neufs.

Paru dans l'édition de Ouest France du 6 septembre 2006

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