Saint-Denis, Saint-Denis, Fon-fonky fresh Saint-Denis, Saint-Denis, Fon-fonky fresh (NTM, Seine Saint-Denis Style) Et non ici, c’est : Saint-Av, Saint-Av Fon-fonky fresh Saint-Av, Saint-Av Fon-fonky fresh
Saint-Avertin, quand tu nous tiens. Adolescent, en pleine période hip-hop, je rêvais d’errer dans les rues de Saint-Denis. Mais c’est à Saint-Avertin, prospère cité du 37, que ma carrière a débuté. Longtemps le basket a été mon seul centre d’intérêt, et Magic Johnson celui que j’idolâtrais. Avec les collègues, on avait beau faire un mètre trente à tout casser, on aimait jouer à n’en plus finir sur les playgrounds du quartier Château-Fraisier. On se croyait l’espace de quelques heures pleines de sueur à L.A.
L’école primaire fut avalée à vitesse grand V, vint le collège et ses cortèges de footballeurs, crampons vissés, maillots moulés. Il a fallu s’adapter, et surtout tacler. Au début à regret. La culture du ballon rond m’a finalement imbibé. C’est tant mieux, sinon ce sont beaucoup d’amitiés qui me seraient passées sous le nez. Et puis une cassette bénie a achevé la métamorphose. J’ai fini Cent ans de stars à l’OM ému aux larmes, et immédiatement compris. Désormais c’est en bleu et blanc que s’écrirait ma vie.
Le lycée, premières expériences journalistiques, plutôt ésotériques en fait. Un canard de quartier en seconde, un site culturel sur le Net en première, et La Fenêtre, notre quotidien, une feuille A4 de fierté, recto verso s’il vous plaît. Et à force de passer de l’autre côté de la barrière- tel Quinn Mallory dans la mythique série Sliders, les mondes parallèles- l’idée a fait son chemin. Celle que la passion de chercher, lire et rédiger pourrait devenir le métier.
En attendant d’être encarté, il y avait quand même quelques aventures à traverser. Histoire de grandir et de mieux se cerner. Lille d’abord, ses plages, ses filles, ses casinos, pour trois belles années qui ont rimé avec IEP. Et de tonitruantes découvertes : le goût de la Tripel Karmeliet, la texture du Welsh, l’existence de supporters du FC Metz, et j’en passe. Le tout entrecoupé d’un an à Prague, où je fus contraint de comparer Tripel Karmeliet et pils locales. Avec rigueur et professionnalisme s’entend. Chez les amis tchèques, si le hockey ne m’a pas happé, ce sont des horizons insoupçonnés que j’ai approché. Dédicace à toi, Erasme, visionnaire et génie.
En passant par la Lorraine avec mes sabots… 2004 : un été sous le soleil mosellan et une première expérience au Républicain Lorrain. Finie la rigolade, le lecteur thionvillois est pointilleux, pas question de faire des copier/coller avec les articles de l’an passé sur les sempiternels marronniers. En passant par la Bretagne avec mes sabots… 2006 : un été sous le soleil breton et une seconde expérience, à Ouest-France cette fois. Finie la rigolade, le lecteur rennais est pointilleux, pas question de faire des copier/coller avec les articles de l’an passé sur les sempiternels marronniers.
Aujourd’hui, je me suis rapproché de Saint-Denis, de mes rêves goudronnés de gamin distrait, du slam que je vais essayer d’apprivoiser. C’est Paris, la rue du Louvre, le CFJ, synonyme d’originalité et d’envie. Peut-être le privilège de l’étudiant lillois formaté pour l’ESJ. Avec Fabrice Jouhaud à la mène, Pierre Ballester à l’aile et Dany Cavelier dans la raquette, on va essayer de voir ce qu’on peut faire. Une chose est sûre, côté promotion, la draft est réussie, la promotion ne tourne pas en rond. Allez j’arrête, ne s’improvise pas Grand corps malade qui veut.