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Etudiant en 1e année au Centre de Formation des Journalistes, Paris

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Interview

Catherine Nay : deux ans dans les pas de Sarkozy

Treize ans après son dernier ouvrage, Catherine Nay n'a pas perdu sa plume avec ce « roman vrai » sur Nicolas Sarkozy.

Trois questions à... Catherine Nay, éditorialiste à Europe 1. Elle présente aujourd'hui sa biographie de Nicolas Sarkozy à la Fnac de Rennes.

Avant « Un pouvoir nommé désir », vous n'aviez pas écrit depuis 1994 et c'était une série de livres sur François Mitterrand. Pourquoi avez-vous décidé de vous intéresser à Nicolas Sarkozy ?

Quand j'ai vu qu'il était le principal animateur du quinquennat de Jacques Chirac. Il créait le débat, il brisait les tabous. S'il n'était pas Premier ministre, Nicolas Sarkozy était le premier des ministres. Et je me suis dit : dans le fond, je ne connais pas cet homme qui fait la une de l'actualité, qui fait réagir aussi bien son camp que l'opposition ? En mars 2004, J'ai voulu réaliser une biographie en allant voir ses amis, sa famille, ses camarades politiques. Mais lui, je voulais le rencontrer le moins possible, juste pour évoquer des points de détail. J'avais déjà travaillé de la même manière avec François Mitterrand. D'ailleurs, comme ce dernier, il a voulu très tôt être chef. Tous les deux se sont donné les moyens politiques d'y arriver.

Quelles facettes de la personnalité de Nicolas Sarkozy avez-vous découvertes ?

Il m'énervait parce qu'il se victimisait tout le temps. Etait-ce un procédé ou souffrait-il vraiment ? Je voulais le savoir. Et je pense maintenant qu'il a vraiment souffert dans son enfance. De la séparation de ses parents, de l'absence de son père, du fait aussi qu'il était le plus petit des frères... Rien ne lui a été donné, il a tout conquis, avec acharnement, et sans l'assentiment de ses aînés, excepté Edouard Balladur. Sa relation avec Jacques Chirac est plus ambiguë. Nicolas Sarkozy a toujours eu envie d'être le fils que le président n'a pas eu, et une part de lui le souhaite encore. Jacques Chirac ne l'a jamais aidé, mais il ne le coulera pas. Il lui apportera bientôt son soutien, plus ou moins affectueusement.... 

N'avez-vous pas eu trop d'empathie pour Nicolas Sarkozy ?

Mon travail est trop fouillé pour être une hagiographie. Ceux qui m'accusent n'ont pas lu l'ouvrage, ou n'aiment pas Nicolas Sarkozy, tout simplement. Mon livre est un roman vrai. Je l'ai écrit avec l'esprit dégagé. La rupture puis la réconciliation avec Cécilia ont rajouté une dimension romanesque. Nicolas Sarkozy a fait passer son amour avant son amour-propre, c'est rare pour un homme politique en vue. C'est un gros bosseur, quand il déclare que le travail est la valeur cardinale de sa vie, c'est indéniable. Après, il a les défauts de ses qualités. Sa faiblesse principale est son impétuosité, il se laisse parfois emporter, il a des jugements hâtifs.

Paru dans l'édition de Ouest France du 27 février 2007

 

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